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mercredi 20 novembre 2013

Revanche

Titre : Revanche
Auteur : Cat Clarke
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Date de parution : le 17 octobre 2013
Nbr pages : 491

Résumé

La vie est injuste.
Jem Halliday est amoureuse de Kai,
Son meilleur ami, qui est gay.
Pas vraiment l’idéal, mais Jem s’est faite à cette idée.

La vie est cruelle.
Une vidéo de kai en compagnie d’un garçon
A été postée sur Internet.
Il ne l’a pas supporté et s’est suicidé.

Sa vie ne sera que vengeance.
Quoi qu’il lui en coûte, Jem a décidé de découvrir qui sont les responsables et de les faire payer, un à un, jusqu’au dernier…

Mon avis
♥♥♥  coup de cœur 

"Le garçon que j'aimais - celui qui m'aimait comme je rêvais d'être aimée - venait de partir sans se retourner."



Ça fait plusieurs jours déjà que j’ai terminé Revanche, et je me suis dit qu’il était plus que temps que je prenne mon courage à deux mains et que j’écrive ma chronique. Si je n’avais pas envie de le faire, c’est parce que en le faisant, alors ça signifie que tout est fini, que je tourne la page et que je passe à autre chose or, je n’ai pas envie de passer à autre chose, j’ai envie que Jem continue de me hanter, de rester à mes côtés, et que l’histoire reste figée dans le temps juste au moment, juste avant que…
Ça paraît dingue, mais c’est vraiment ce que je ressens. Parce que maintenant que j’ai fini Revanche, il va me falloir attendre très longtemps (durée indéterminée = double supplice) pour lire un autre livre de Cat Clarke. Et parce que lorsque vous avez goûté à l’écriture de Cat Clarke, ma Queen of the catastrophy, et que vous en êtes complétement dingue (y’a des crétins qui osent ne pas en être dingue ici --> DEHORS !!!) et que vous refermez l’un de ses livres, qu’ensuite vous regardez votre palm, aucun des livres qui y figurent semblent avoir un goût suffisamment bon pour vous donner envie de commencer une autre lecture. Du coup, vous retourner dans votre coin râler et rêvasser des hypothèses sur le prochain livre de l’auteur qui vient de vous briser le cœur, ou alors vous vous imaginez mentalement (si vous ne voulez pas qu’on vous enfermes dans un asile) en train de faire grève dans la rue en agitant des pancartes qui proclament ouvertement : « Le prochain livre que je lirai sera un Cat Clarke point barre. JE VEUX UN LIVRE DE CAT CLARKE !!! »
L’écriture de Cat Clarke est addictive, une fois que vous y goûtez, vous l’avez dans la peau. Elle m’a convaincue dés Confusion, et j’ai adoré Cruelles. C’était au tour de Revanche de me faire craquer. Et comme je l’ai partagé avec vous dans mon super long article qui explique pourquoi j’avais tant hâte de lire cette œuvre, j’avais peur de ne pas aimer autant que je j’espérais que j’allais aimer.
Mais il a suffi de trente-quatre pages pour me rassurer. Dès que j’ai retrouvé le style de ma Queen of the castastrophy, je me suis accrochée à l’histoire. D’autant plus que j’ai été conquise par Jem. Elle était émo, était amoureuse de son meilleur ami, déterminée à le venger. Peut-être un peu trop fascinée par la mort. Mais humaine.
Et Kai et ses lettres ! Oh mon dieu ! la partie qui m’a le plus touchée. Tellement c’était bouleversant, heurtant ! (Et oouah la mise en page ! = belle écriture manuscrite et petits dessins compris, (Kai je t’aime !))
Cat Clarke revient avec des sujet déjà avancés dans ses précédents romans, tel que le suicide, l’homosexualité et le deuil, tout en parvenant à nous écrire une tout autre histoire. Ce qui m’a vraiment parlé, c’est le fait que Jem croit connaître les personnes qu’elle observe de loin et que parce qu’ils sont populaires, alors ils sont forcément mauvais. Sauf qu’ils sont humains aussi, et qu’ils ne sont pas des monstres. Les gens ne montrent que leur vrai visage à eux-mêmes, parce qu’ils ne veulent pas qu’ont les blessent, ou parce qu’ils pensent que personne n’est apte à vraiment les comprendre.
Ce qui m’a vraiment achevé, c’est la fin. Mais honnêtement, je n’ai pas pleuré pour Jem, plutôt pour ce qu’elle a détruit, ce qu’elle va manquer.
Pour Confusion, j’ai ressenti de la tristesse et de la révolte, pour Cruelles, de l’incompréhension. Mais pour Revanche, tout ce que je ressens désormais, c’est de l’acceptation. Et mon cœur est en miettes, ça c’est clair.
Revanche c’est clairement « ça », mais cet unique « ça » parvient à vous changer, à vous détruire et vous reconstruire avec une architecture différente. Une nouvelle vision pour regarder ce qui vous entoure.
Certains se permettront de trouver que les moyens de vengeance de Jem sont modestes, mais soyons réaliste, on n’est pas à la télévision et Jem, n’est pas Emilie Thorn, riche, intelligente et complétement barge ainsi que tout ce qui va avec, mais une adolescente, seule, perdue et brisée, et en plus invisible aux yeux de beaucoup de personnes. J’ai donc trouvé très réaliste sa façon de se venger sur les personnes accusées par anon d’être responsables du suicide de Kai et avec déjà suffisamment de conséquences comme ça.  Quant à ceux qui diraient que c’est too much, je leur répondrais que c’est ça de perdre la seule personne qui est le centre de votre univers, quand vous perdez ce  qui vous maintient en vie. C’est se retrouver du jour au lendemain, une autre personne avec l’envie de vous venger de la plus mauvaise des façons. Déterminé, prêt à tout.
J’ai trouvé Jem ni immature ni égoïste, juste aveugle. Si elle avait vu claire, si elle les aurait vus vraiment comme ils sont alors…
Je ne me suis pas vraiment attachée aux autres personnages du livre, mais Lucas, m’a tout de même touchée à la fin. Par contre si j’avais été un personnage du livre, j’aurais pris plaisir à foutre des claques à cette pétase de Louise. Salope prétentieuse et superficielle ! Combien de fois ne me suis-je pas dit : « Mais pour qui elle se prend celle-là ?!! » Pour une première fois, dans les livres de Cat Clarke, les deux parents étaient présents. Et pour une fois, je ne leur en ai pas voulu de ne pas voir la catastrophe qui se profilait à l'horizon. J'ai aussi adoré le petit frère de Jem. J'aurais aimé avoir un petit frère comme celui de Jem. J'en ai un sauf qu'il n'est pas aussi adorable et ne fait pas des trucs aussi fun. Quant à la bande populaire, disons que seul Lucas m'a vraiment marqué.
Revanche c’est l’histoire d’une fille émo qui aimait son meilleur ami qui était gai. Des conséquences qu’ont les rumeurs stupides que des gens stupides lancent sans réfléchir. Des conséquences des actes de vengeances. Du deuil. De la façon dont nous percevons les gens et de qui ils sont vraiment. Un livre sur l’homophobie. Sur le fait que nous finissons par haïr ce que nous craignons trop souvent, ce que nous ne comprenons pas. C’est un livre qui vous prendra votre cœur sans ménagement écrit de la main de ma Queen of the catastrophy, qui n’hésitera pas à vous faire pleurer.

dimanche 15 septembre 2013

La Sélection

Titre : La Sélection
Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Trilogie : La Sélection (tome 1)
Date de parution : 12 avril 2012
Nbr pages : 344
Prix : 16,90 euros



Elles sont trente-cinq jeunes filles : la Sélection s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l'héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'œil des caméras...
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...



Mon avis



Oh mon dieu ! Je crois que je suis tombée sous le charme de cette trilogie ! Et je crois même que je vais me jeter sur le tome 2 avant la fin de l’année.
Je vous avoue que si je me suis jetée sur La Sélection ce n’est parce qu’il m’avait tapée dans l’œil. Non, juste parce que tout le monde en parlait au moment où la série, enfin le projet de série, faisait du bruit, parce que la couverture était assez jolie, que le livre avait du succès, et que j’avais envie de lire plus de livres de la collection R.
Alors, que mes amies étaient à fond sur celui-ci parmi tous les autres livres que j’avais achetés en même temps, il était pour lequel j’étais le moins enthousiaste. En même temps, je n’avais qu’un livre en tête ce jour-là Confusion. C’est pardonnable, non ?
Et plus tard en faisant attention à ce qui se disait autour de la série, j’ai entendu dire que l’on comparait La Sélection à Hunger Games. Ce que j’ai d’abord trouvé très étrange parce que personnellement je ne voyais pas tellement ce qu’un livre sur des ados qui s’entretuent dans un jeu peut avoir avec un livre sur des princesses (oui c’est vraiment l’idée que je me faisais de La Sélection à cette époque. Oui, je sais c’est impardonnable). Et puis en faisant des recherches, je me suis aperçue qu’effectivement la trame de La Sélection était assez proche de celle de Hunger Games : tirage au sort, émission de télé réalité. Et sans doute encore d’autres points communs, mais étant donné que je n’ai pas encore lu Hunger Games, mais juste vu le film, je ne sais pas quoi au juste. Bref, savoir ça m’a rendu encore moins enthousiaste pour le lire. J’avais peur d’être déçue.
Et puis, je ne sais pas, il m’a fait de l’œil comme ça du jour au lendemain, et j’ai eu envie de lire après avoir terminé Cinder. Du coup, je l’ai commencé et bam ! J’ai craqué, il m’a plût dès les premières pages !
Très vite on comprend, la situation, dans quel monde vit America. L’histoire de La Sélection, cette compétition qui élira celle qui épousera le prince Maxon. Le livre ne compte que 300 et des pages, mais l’action, les rebondissements fait qu’on ne sent pas le moindre manque de quoique ce soit. Et ça se lit très vite, tellement qu’on aime, tellement qu’on veut savoir ce qui va se passer. Et merci Robert Laffont, enfin une maison d’édition qui a compris à quoi ça servait de faire des livres en semi-format : pouvoir mettre une taille de police assez grande !
Le petit hic, enfin qui n’en n’est pas vraiment un : qui dit dystopie, dit triangle amoureux. Enfin visiblement certains auteurs, beaucoup trop, l’auraient compris comme ça. Mais malgré ça, malgré que l’idée de départ (compétition, tirage au sort et télé réalité avec humour en bonus) soit assez proche d’un livre que l’on connaît tous, j’ai trouvé l’histoire originale. C’est vrai les livres contenant de quoi nous faire rêver, nous les filles (robes, prince,…) pour YA, ça ne court pas les rues, faut bien l’avouer.
Et je pense même qu’il y a plus que cette histoire de compétions. L’auteur nous laisse entrevoir quelque chose pour la suite. Que cherchent vraiment les renégats ? J’ai une petite idée là-dessus, mais je n’en suis pas sûr. En tout cas, j’ai hâte ! Et puis finalement, le livre m’a fait plus penser à cette émission de télé-réalité Greg Le millionnaire, qu’à Hunger Games.
Et de toute façon, robes, prince et princesse ça suffit à me plaire ! J’ai adoré et j’en redemande encore !





En bref :

Un presque conte moderne mode dystopie!